J’ai le plaisir de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat en psychopathologie intitulée :
 « Le retrait social au Japon. Enquête sur le hikikomori et l’absentéisme scolaire (futōkō) »
La soutenance aura lieu le samedi 8 février 2014 à 13h00 à l’université Toulouse 2 le Mirail, Maison de la Recherche, salle D31, 5 allée Antonio Machado, 31100 Toulouse. Elle sera suivie d’un pot auquel vous êtes chaleureusement invité-e-s.
Le jury sera composé de :
Marie-Jean Sauret, professeur des universités, université Toulouse 2 Le Mirail (directeur de thèse)
Pierre-Henri Castel, directeur de recherches au CNRS, université Paris Descartes (directeur de thèse)
Kosuke Tsuiki, professeur, université de Kyoto (rapporteur)
Jacques Cabassut, professeur des universités, université de Nice Sophia Antipolis (rapporteur)
Pascale Macary-Garipuy, professeure des universités, université Toulouse 2 Le Mirail (examinatrice)
Christian Galan, professeur des universités, université Toulouse 2 Le Mirail (invité)
 
Résumé
Notre thèse de doctorat décrit et analyse le retrait social au Japon (hikikomori et futōkō).  Hikikomori désigne à la fois un phénomène de retrait social concernant plusieurs centaines de milliers de personnes, et la personne elle-même, qui reste enfermée dans sa chambre, généralement au domicile familial, pour une durée de plusieurs mois voire plusieurs années, sans relations sociales. Le retrait social des élèves est plutôt désigné par le terme futōkō (absentéisme scolaire). D’abord, nous envisageons le hikikomori comme problème de société, nous synthétisons les travaux en anthropologie, psychiatrie et psychologie, et nous décrivons notre enquête dans les associations à but non lucratif (NPO), ainsi que les témoignages recueillis. Nous inscrivons nos perspectives à la charnière de la psychopathologie clinique et de l’anthropologie. Ensuite, et dans la mesure où la plupart des hikikomori ont vécu une période d’absentéisme scolaire, nous menons une enquête sur l’assistance au futōkō, via des entretiens menés avec des cliniciens du département de Kyōto. Enfin, nous confrontons le retrait social aux discours sur l’identité japonaise, à travers une étude originale des textes de Doi Takeo, Kawai Hayao, et Jacques Lacan. Nos résultats soulignent que les hikikomori reçoivent surtout l’assistance des NPO au sein desquelles les psychiatres et les psychologues sont absents. En revanche, les psychologues cliniciens sont présents auprès des collégiens en difficulté, mais l’assistance des lycéens en difficulté demeure faible. L’ensemble de notre enquête démontre qu’au début du XXIème siècle, nous assistons à la naissance de la clinique infanto-juvénile nippone.
Mots clés : adolescent et jeune adulte, retrait social, hikikomori, absentéisme scolaire, futōkō, Japon, identité, concept culturel de la détresse, NPO, psychologie clinique japonaise, psychiatrie japonaise
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